Blog de Joël Gombin

Une interface entre moi et le monde

Archive for the ‘outils’ Category

Des styles francophones pour Zotero

Posted by joelgombin sur 25 janvier 2010

J’ai déjà parlé à deux reprises au moins de Zotero, le logiciel de gestion bibliographique,  sur ce blog (ici et ici).

Ce logiciel présente de nombreuses qualités, mais il est vrai que jusqu’à présent l’un des principaux obstacles à son adoption a été l’absence de styles francophones.

Ce problème est désormais au moins partiellement résolu. Plusieurs styles francophones ont été produits récemment, la plupart sont disponibles ici : https://www.zotero.org/trac/ticket/1216. On commence à en avoir pour (presque) tous les goûts. Mais il est vrai qu’on attend encore un outil qui permettrait à de parfaits néophytes de modifier aisément des styles existants ou d’en créer de nouveaux (il existe des générateurs CSL, mais ce n’est pas encore tout-à-fait facile pour des débutants).

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Introduction à Zotero

Posted by joelgombin sur 17 décembre 2009

Voici une très brève présentation du logiciel Zotero, préparée pour le séminaire « Cuisines » du CURAPP-ESS.

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Why blog ?

Posted by joelgombin sur 5 novembre 2009

Il y a déjà pas mal de temps, Baptiste Coulmont répondait à la question « Why blog ? » et, pour faire vivre la « chaîne », me demandait d’y répondre également, ce que j’avais tenté de faire. De manière prémonitoire, Baptiste annonçait en conclusion de son billet que le blog deviendrait rapidement un outil académique assez répandu, discuté dans les séminaires et les manuels de méthodologie. Eh bien, nous y sommes : François Briatte et moi avons été invités, en tant que tenanciers du Polit’bistro je suppose, à parler de l’usage des blogs dans la recherche en SHS, dans le cadre d’une semaine de formation à l’usage des outils informatiques organisée par Franziska Heimbuger et Emilien Ruiz pour les étudiants du Master 2 recherche en histoire de l’EHESS.

Le texte de notre intervention est disponible sur le Polit’bistro. On peut le lire comme une sorte de complément, discuté à deux et plus théorisé, de ma réponse d’il y a quelques mois.

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Google devrait numériser les collections de la BNF

Posted by joelgombin sur 18 août 2009

On apprend ce matin, par la Tribune, que Google pourrait finalement numériser une partie des collections de la BNF. Cette information est cocasse, quand on se rappelle la bataille menée par Jean-Noël Jeanneney, alors président de la BNF, contre Google, alors considéré comme le symbole même de l’impérialisme culturel américain. Sous son impulsion, un projet européen a été lancé, nommé Europeana, censé rassembler les ressources des bibliothèques nationales des différents pays européens, mais aussi des grands musées par exemple (Rijksmuseum, Louvre, British Library…).

Si l’idée de Jeanneney est louable, et ses critiques parfois fondées (il est dangereux qu’une entreprise privée acquière le quasi-monopole de la culture, surtout dès lors que ses critères d’organisation de ce savoir sont secrets. Voir par exemple ce billet sur l’excellent blog d’Olivier Ertzscheid), la réaction semblait empreinte d’orgueil national, parfois d’anti-américanisme un peu rapide, et surtout de ridicule, dès lors que la France (et, au-delà, l’Europe) n’étaient pas prêtes à se doter des moyens, notamment financiers, nécessaires pour concurrencer le géant californien. On apprend ainsi que le budget annuel de la BNF pour la numérisation des oeuvres s’élève à cinq millions d’euros… Autant dire rien du tout.  Une solution alternative, initiée avec succès par les grandes bibliothèques universitaires américaines, serait de constituer un consortium permettant la mise en  commun des ressources financières et des ressources numérisées. Mais cela nécessite que les bibliothèques aient un minimum de politique de numérisation, ce qui ne semble pas être le cas en France à l’heure actuelle (en particulier parce que nos bibliothèques universitaires sont des institutions bien moins dotées en ressources que leurs consoeurs américaines). Toute honte bue, la BNF s’en revient ainsi dans le giron googlien, et il y a fort à parier que les grandes bibliothèques universitaires françaises feront de même (la bibliothèque municipale de Lyon le fait déjà depuis un an : cf. ce billet).

Ceci dit, si l’information est cocasse, on rit jaune. Aussi bénévolent que soit Google, le monopole est toujours dangereux, et surtout, c’est la victoire (provisoire ?) de standards propriétaires et fermés sur l’open access. Dommage, pour les chercheurs comme pour les citoyens.

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Comment les nouvelles technologies peuvent transformer la pédagogie

Posted by joelgombin sur 16 janvier 2009

Un article très intéressant du New York Times sur la manière dont, au MIT, les enseignements magistraux de physique en première année ont été radicalement transformés : http://www.nytimes.com/2009/01/13/us/13physics.html

Du point de vue financier, ça fait rêver : à 2,5 millions de dollars la salle équipée, on n’est pas près d’en voir dans nos universités françaises…

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Why blog ?

Posted by joelgombin sur 23 septembre 2008

Baptiste Coulmont, qui est devenu depuis deux ans une sorte de célébrité (à son corps défendant ?) dans le petit monde de la sociologie française en mettant en ligne les résultats des procédures de recrutement des maîtres de conférence en socio, me demande pourquoi je tiens ce blog (après avoir lui-même répondu à cette question). Baptiste est aussi un sociologue du commerce pornographique (NDLR : cette phrase, mal amenée comme vous l’avez constaté, n’a d’autre but que de générer du trafic via Google grâce au terme ‘porno’…).

Difficile question, à laquelle jai déjà rapidement répondu sur la page « Bienvenue sur mon blog ». Il m’est d’autant plus difficile de répondre que je démarre juste ce blog ; comme le note Baptiste, l’usage qu’on fait de son blog à long terme peut différer des intentions (ou non-intentions) initiales. Ma justification première est de mettre à disposition de mes étudiants un lieu où ils pourront trouver à la fois des informations factuelles relatives à mes enseignements (une séance décalée, un exercice à accomplir, une référence bibliographique…) et des réflexions « de fond », jetées sur le papier (ou plutôt l’écran…) au fur et à mesure qu’elles me viennent, notamment en parcourant le web.

Mais il me semble indéniable que tout blog implique une forme d’égocentrisme, de mise en valeur de sa présence sur le net (quand bien même le blog serait anonyme ou sous pseudo, ce qui n’est pas mon cas). Si on tient un blog, c’est qu’on estime qu’on a quelque chose d’intéressant (pour qui ? pourquoi ?) à dire publiquement. Pour ma part, j’assume cette forme d’égocentrisme ; mais j’essaie (difficilement !) de lui fixer des limites, en l’encadrant par une forme d’éthique scientifique. En d’autres termes, autant que possible, les interventions sur ce blog sont et seront fondées sur des raisonnements et des données de nature scientifique. Cela me semble de nature à limiter le côté très subjectif, au mauvais sens du terme, de certains blogs qui les rend, à mes yeux, inintéressants. Mon modèle en ce sens est le blog (hélas défunt) de Cyril Lemieux, qui apportait quasi quotidiennement l’éclairage des sciences sociales sur l’actualité politique la plus brûlante durant la dernière campagne présidentielle. Ce que je voudrais, c’est permettre à un public relativement large (disons, au-delà des spécialistes universitaires) de se saisir de ce que peuvent nous dire les sciences sociales de sujets de débat quotidien. Evidemment, cela sera davantage le cas dans mon domaine de compétence : essentiellement, la sociologie électorale.

Je crois qu’il faudra faire le bilan de ce blog dans quelques mois pour voir ce qu’il est devenu. Ce que j’espère : que certains (même quelques uns) trouvent à lire ce blog une petite part de l’intérêt que je trouve quotidiennement à lire certains blogs.

Je n’aime pas en règle général les « chaînes de l’amitié » où il faut relancer d’autres gens pour faire ce qu’on a soi-même fait. Mais, comme je ne veux pas apparaître comme le briseur de ce grand élan rétrospectif, je demande à Cyril di Méo (enseignant de SES et militant politique), François Briatte (jeune chercheur en science politique) et Thibaut Thomas (praticien/théoricien du web 2.0) de répondre à la même question : why blog ?

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Google Chrome est arrivé

Posted by joelgombin sur 3 septembre 2008

Depuis hier, Google a lancé (dans la précipitation, semble-t-il) son navigateur Internet, Chrome.

 

Encore une application révolutionnaire de Google ?

Autant dire que ça a fait du bruit dans la blogosphère : il s’agirait non seulement, pour le géant d’Internet, de concurrencer Firefox et (surtout ?) Internet Explorer, que de proposer une réelle avancée vers le « web OS », le système d’exploitation web. En un mot, l’idée est que sur les nouveaux supports mobiles (téléphones portables, mais aussi plaquettes Internet, et pourquoi pas votre voiture, etc.) il n’y ait plus à proprement parler de système d’exploitation (comme Window, Linux ou MacOS), mais simplement un navigateur web, à partir duquel on ferait tout. Et c’est un fait que depuis quelques années, on fait beaucoup plus de choses depuis son navigateur : on écrit ses mails (Gmail), on rédige des textes, on remplit des tableaux ou on prépare sa présentation (Google docs), on stocke ses fichiers comme sur son disque dur (Gspace par exemple)… On peut même faire tourner en ligne des applications complexes, comme un logiciel de comptabilité (ex : phpcomta) ou un logiciel de statistiques avancées (Rpad, version online de R, le logiciel opensource de statistiques). 

Dès lors, Google entend sans doute préempter ce marché, afin de continuer à contrôler ce qui fait sa richesse : le maximum de données personnelles. Il se dit ainsi que Chrome est une réponse à Microsoft, qui a inclus dans sa version beta d’Internet Explorer 8 une fonction de « navigation discrète », empêchant ainsi Google de collecter nos précieuses données… On notera toutefois avec intérêt que Google, souvent attaqué sur le terrain de la protection des données et de la vie privée, a intégré dans Chrome une fonction « navigation discrète » aisément accessible.

 

Et concrètement, ça donne quoi ?

Je vous livre ici mes premières impressions de test de Chrome (d’ailleurs, j’écris ce billet sous Chrome).

Ce qui frappe en premier, c’est la vitesse du navigateur. J’utilise habituellement Firefox 3, dont les performances en la matière sont sensées avoir été optimisées. Mais là, dès le début, on sent une vraie différence ! Google a en effet utilisé le moteur de Webkit de chez Apple (celui qui rend les adorateurs de la pomme accrocs à Safari pour sa vitesse). De plus, les ingénieurs de chez G. ont implémenté une nouvelle machine virtuelle Java (VM8), mais là j’avoue ne pas encore avoir vraiment vu la différence, il faudrait que j’essaie des scripts Java vraiment gourmands (jeux ?).

Autre bonne surprise, l’interface. Elle est très discrète, avec de jolis effets de transparence, et surtout, elle maximise l’espace consacré à la page web elle-même.  La gestion des onglets est très intuitive et pratique, beaucoup plus que sous Firefox.

Google promet que la gestion de la mémoire est beaucoup plus efficace sous Chrome que chez ses concurrents. Je veux bien les croire sur parole, vu que ça n’a jamais été le fort de Firefox. Mais il me faudra une utilisation de plus long terme pour le vérifier. Pour l’instant, j’ai eu plusieurs moments de ralentissement/non réponse du navigateur (il faut dire que je suis sur une vieille machine, avec un disque dur plein à craquer). Mais je ne doute pas que tous ces petits bugs vont rapidement être améliorés.

Pour l’heure, Chrome me semble être un bon navigateur – mais il y a fort à parier que Firefox soit capable de le rattraper rapidement sur nombre de points. La seule question qui vaille pour moi aujourd’hui, c’est la capacité de Chrome à susciter autant de bons plugins que Firefox. Car pour l’heure, il est clair que je ne lâcherai pas Firefox – je ne peux plus me passer de pas mal de plugins.

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Gérer sa bibliographie avec Zotero

Posted by joelgombin sur 3 septembre 2008

Gérer sa bibliographie est un problème pour beaucoup de gens à l’Université : les chercheurs, bien sûr, lorsqu’ils écrivent des papiers, mais aussi les enseignants, quand ils préparent une bibliographie de cours, et – surtout ? – les étudiants. Tout au long de leur cursus, nous – les enseignants – nous arrachons les cheveux (quand nous en avons…) pour qu’ils citent correctement leurs sources dans leurs travaux.

Cette difficulté se décompose en réalité en plusieurs niveaux :

  • au niveau le plus fondamental, il y a une réticence – sans doute partagée par chacun d’entre nous – à citer ses sources, à reconnaître que notre pensée n’est pas entièrement original mais qu’elle est inspirée des travaux de prédécesseurs. Alors rappellons-le pour les étudiants qui liraient ce blog : il n’y a pas de mal à s’inspirer d’autres personnes, dès lors qu’on le reconnaît (les anglophones utiliseraient ici le verbe « to acknowledge », qui n’a pas de traduction exacte en français). Bien au contraire, penser, c’est penser avec – et parfois contre – des penseurs qui nous ont précédé – à tous les sens du terme. Mais si on ne reconnaît pas explicitement cet apport, il s’agit alors de plagiat – le crime le plus grave de l’Université. Malheureusement, à ce niveau-là, aucun logiciel ne pourra aider !
  • A un niveau plus concret, lorsqu’on s’est adonné à beaucoup de lectures pour préparer un travail et qu’on est, comme moi, peu organisé (c’est une litote), il peut arriver qu’on oublie d’où vient précisément telle super idée ou quel est le nom de l’auteur de ce livre éclairant qu’on a lu. C’est là qu’intervient Zotero : imaginer que vous êtes en train de faire une recherche bibliographique en ligne, sur SUDOC ou Persée par exemple ; vous tombez sur LE livre/article qu’il vous faut; en un clic, sa référence est stockée dans votre base de donéne bibliographique. Avec Zotero, c’est aussi simple que ça, et sans même quitter votre navigateur (à condition que ce soit Firefox !).
  • Enfin, la plupart du temps, les étudiants ne savent pas utiliser les standards bibliographiques, et mettent entre guillemets ce qui devrait être en italique, ou vice versa… Pas grave en soi, mais cela peut largement mettre en rogne le prof qui en est à sa soixante-dixième fiche de lecture plus ou moins pompée sur oboulo.com. A un autre niveau, un chercheur qui écrit un article ne maîtrise pas forcément les standards bibliographiques de chacune des revues potentiellement intéressées par son papier, surtout s’il s’agit de revues anglo-saxonnes. Avec Zotero, en un clic on choisit son style de citation, et on peut le modifier à tout instant. Je veux citer ce livre de Truc qui est si pertinent ? Un clic dans Word, je cherche « Truc », encore un clic… et voilà !

Je dois avouer qu’ayant récemment découvert Zotero, je suis fan. Et la prochaine version promet d’alléchantes améliorations : en particulier, la synchronisation en ligne de sa base bibliographique. En clair, je pourrai accéder à mes références depuis n’importe quel poste connecté à Internet !

Un seul regret pour ma part : que ce logiciel n’ait pas existé lorsque j’ai commencé ma thèse… Il faut dire que la question des logiciels bibliographiques est peu, voire pas, abordé dans le milieu des sciences sociales françaises. Un ami qui a travaillé au Québec m’en avait bien parlé, mais ça m’avait à l’époque semblé cher et compliqué (ce que c’était relativement, à l’époque). Avec Zotero, c’est simple, gratuit et open source.

Je ne saurais trop recommander aux étudiants de commencer à utiliser Zotero dès le début de leurs études. C’est une bonne habitude de prise, et la certitude de ne plus avoir de problème de standards bibliographiques.

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