Blog de Joël Gombin

Une interface entre moi et le monde

Sifflets et drapeaux

Posted by joelgombin sur 16 octobre 2008

Le jeu politique est parfois dramatiquement puéril. Alors même que le monde traverse ce que d’aucuns considèrent comme la pire crise financière depuis 1929, que l’Europe refuse de s’engager pour lutter contre la crise écologique, que les Etats-Unis élisent dans moins de vingt jours leur président, de quoi débat la France ? De la bienséance dans les stades sportifs. Et, comme le titre le Parisien d’aujourd’hui, cela devient une affaire d’Etat !

Maître Eolas nous offre un billet grinçant et drôle, mais dont l’analyse rigoureuse illustre une fois de plus combien il est absurde de systématiquement faire des lois sur des faits divers (et parfois insignifiants) qui suscitent l’émotion populaire. D’ailleurs, fait rare, les juges ont décidé de se mobiliser la semaine prochaine contre la politique de Gribouille du Garde des Sceaux (à champagne, comme dirait le Canard). Pour avoir des amis magistrats, je peux témoigner de ce qu’ils ont atteint un niveau d’exaspération particulièrement élevé.

Le commentaire peut-être le plus sensé que j’ai entendu est – bizarrement ? – celui de Bernard Tapie chez Arlette Chabot (au passage, Tapie a fait un show assez exceptionnel). Il appelle à ne pas donner plus d’importance aux « couillons » qu’ils n’en ont – exactement l’inverse de la réaction des politiques, de gauche ou de droite.

Une Réponse to “Sifflets et drapeaux”

  1. Damien Plouzennec said

    Dans cet article, je note des choses à la fois justes et injustes.

    Dans le juste, vous signalez l’importance de la crise actuelle, et de ses conséquences internationales.

    Dans l’injuste, je trouve que vous minimisez le fait même des sifflements de la Marseillaise.

    En effet, ce n’est pas si insignifiant que vous le pensez. La Marseillaise n’est pas juste une chanson, mais bien un symbole républicain. Peut-on tolérer qu’une partie de la population, une espèce de nouveau « lumpenprolétariat », jouant le rôle de la grande bourgeoisie (refus de l’Etat, libertaire au possible, etc…), siffle un symbole jacobin républicain comme la Marseillaise ? L’Etat, dans son idéal (je ne parle pas d’Etat bourgeois comme Marx, mais de l’Etat comme principe), c’est avant tout l’ennemi du Capital, et non du peuple.

    Et quand vous comparez l’importance de cette situation avec l’importance des élections américaines, je trouve cela étrange. Car franchement, qui en a quelque chose à faire du choix Obama/McCain, qui, il faut bien le signaler, ne changera pas grand chose sur l’échelle géopolitique (positions quasi-identique sur la question du Moyen-Orient, etc…). Je trouve au contraire que les médias français (et européens) en font trop sur le sujet de l’élection présidentielle américaine. Républicains ou Démocrates… La question américaine ne se situe pas vraiment là (cf. « Après l’empire » de Todd).

    Tachons déjà de balayer devant notre porte avant de regarder chez les voisins pour améliorer notre situation.

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